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Grâce au dépistage, le nombre de cancers du col de l’utérus a diminué au cours des vingt dernières années. Le nombre de nouveaux cas annuels de cancer est passé de 4 879 en 1980 à 3 387 en 2000. Dans le même temps, la mortalité a, elle aussi, diminué : 1 004 décès en 2000 contre 1 941 en 1980. Dans près de 100 % des cas, le cancer du col de l’utérus est dû à un virus, le « Papillomavirus humain » dit HPV. Une centaine de types de HPV, souvent bénins, sont connus. Certains se transmettent par voie sexuelle. Seul un petit nombre de ces virus peuvent être à l’origine d’un cancer. Quand ils ne sont pas éliminés par les défenses naturelles du corps, après plusieurs années de présence, ces infections peuvent évoluer en lésions précancéreuses, puis, si elles ne sont pas traitées, en cancer du col de l’utérus. C’est pourquoi une détection précoce peut éviter l'apparition d'un cancer.
En pratique, comment se passe le dépistage ?
- Le dépistage est recommandé pour toutes les femmes, dès leurs premiers rapports sexuels, et doit être poursuivi au moins jusqu’à 75 ans. Il est pratiqué par le gynécologue ou, le cas échéant, par le médecin traitant.
- Parfaitement indolore et réalisé lors d’un examen gynécologique, le dépistage consiste en un prélèvement — appelé frottis cervical — des cellules situées à la surface du col de l’utérus et leur analyse.
En cas de résultat incertain, un autre test de recherche de l’infection à Papillomavirus est effectué, appelé test HPV.
- Si le résultat se montre anormal, il est effectué une colposcopie. Cet examen du col est effectué dans des conditions similaires à un frottis. À l’aide d’une loupe, le médecin observe le col de l’utérus, préalablement badigeonné d’iode pour repérer les lésions. Des cellules sont prélevées pour une biopsie : on étudie un ou des fragments du tissu du col utérin pour déceler une éventuelle anomalie.
D’autres facteurs, combinés au virus HPV, favorisent l’apparition du cancer du col de l’utérus : une vie sexuelle précoce, le changement fréquent de partenaires ou plusieurs maternités. Le tabagisme renforce ce risque.
Dois-je faire un frottis tous les ans ? OUI et NON : tous les ans, et après 2 ou 3 frottis normaux, il faut le faire AU MOINS tous les 3 ans.
Puis-je faire le frottis si je suis enceinte ? OUI, il est important de ne pas interrompre votre suivi régulier, n’attendez pas votre accouchement.
Puis-je le faire n’importe quand ? Non, le faire en dehors de la période des règles ou d’un saignement important, et à 48 heures des derniers rapports sexuels. Le frottis ne peut pas être réalisé si vous avez mis en place, dans les jours précédents, un ovule thérapeutique ou un spermicide.
Y a-t-il des signes d’alerte ? Pas toujours ! L’infection est le plus souvent silencieuse. Parfois des petits saignements en dehors des règles, des pertes anormales par exemple apparaissent…
Le cancer du col de l’utérus est-il transmissible ? Non. Ce qui est transmissible, c’est l’infection virale vaginale qui peut provoquer les lésions précancéreuses.
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